la ferme FORGET

      Sortie du Dimanche 2 Décembre 2012. Ferme FORGET , Vivier-au-Court.

 

 Cette exploitation agricole est située au Sud de Vivier, au pied du Signal, sommet et ancienne position d'une tour du télégraphe de Chappes,   sur l'ancienne voie, en ligne de crête, reliant Mézières à Donchery, dite " chemin de Mézières "

  Nous sommes accueillis par les deux frères Forget, d'une vieille famille d'agriculteurs-éleveurs. Ils exploitent environ 250 hectares, consacrés principalement à l'herbe, et élèvent 70 laitières. Ils ont consenti à nous accueillir ce dimanche matin, afin de nous faire découvrir leur exploitation, et surtout, montrer les deux systèmes novateurs qui leur tiennent à coeur. 

               

 Ces systèmes novateurs sont : - la traite automatique des 70 vaches laitières,

                                                   - la méthanisation et la filière électrique.

                                                         


                     Les 70 vaches laitières de la ferme Forget vivent en stabulation libre, dans des bâtiments couverts,bien aérés.

                       .                                                 Traite automatique:                                

Les vaches se présentent d'elles-mêmes à une stalle de traite automatique  où elles sont reconnues grâce à leur puce électronique  Elles s'installent et, retenues par de la nourriture en mangeoire,  attendent  d'être traites. ,. Un robot nettoie les pis  au jet et à la brosse rotative, puis un autre bras-robot présente et fixe un groupe de "trayeuses" guidées par faisceaux laser. La traite commence et dure cinq à six minutes ; le matériel se détache des mamelles, et la vache s'en va, remplacée par une autre, tandis que la machine se nettoie automatiquement  . Le robot enregistre la production de lait  qui est analysé automatiquement. Si le lait est jugé sain, il part dans une grande touque réfrigérée de 6000litres, d'où il sera pompé par le ramassage.

 La sûreté et la sécurité de l'ensemble  sont assurés par témoins et relations électroniques, jusqu'au domicile des deux frères Forget.

                                                                        
                                                                                                            

 

                                                                                  Méthanisation :

 Les vaches, comme chacun le sait, font des déjections ; en stabulation libre, celà  s'accumule sur de la paille de litière, qui est ramassée un fois par jour. D'ordinaire, fumier entassé et lisier qui coule  sont recueillis et servent d'engrais dans les cultures. Ici le fumier est utilisé, avec d'autres produits de rejet, pour la méthanisation et la production d'énergie électrique.

  Le fumier (et tous produits extérieurs végétaux - herbes ,épluchures, déchets végétaux, feuilles) est mis dans une citerne qui approvisionne une grande cuve fermée et étanche. Cette cuve, en béton, 20 mètres de diamètre, 5 mètres de haut, recouverte d'une bâche étanche, reproduit " la panse" d'une vache : mouvements de trituration , température de 37 °c , milieu anaérobie : une importante quantité de méthane se dégage. Ce méthane est épuré dans une autre cuve ( enlèvement des vapeurs d'eau) puis est conduit à un moteur thermique dans lequel il est utilisé comme carburant. Ce moteur entraine un alternateur qui produit de l'électricité - 250 KVA- rachetée par EDF;( moteur Volvo , 6 litres de cylindrée , semi diesel rapide à deux temps- genre G.M; durée de vie d'un moteur, qui tourne 24/24 h : six ans.)

                    La filière méthanisation-électricité assure la moitié des revenus de l'exploitation.

                                                                      
                           

 

 

Comme il est écrit à l'entrée de la ferme : " rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". (il manque la signature  : Lavoisier).   C'est une nouvelle vision de l'agriculteur et de l'agriculture , et un grand pas dans la modernité.( et aussi une libération dans la condition de l'agriculteur, qui n'est plus esclave de ses vaches).

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